Dimanche 19 Mai 2013
LE SECTEUR MINIER : ETAT DES LIEUX

La République Démocratique du Congo dispose d'un vaste potentiel minier comprenant le cuivre, le cobalt, le zinc, le cadmium, le diamant, l’or, Pétain, le tungstène et le manganèse.

La République Démocratique du Congo possède la deuxième réserve mondiale de cuivre et recèle en son sous-sol 80 % des réserves potentielles mondiales de cobalt. Nonobstant cela, en 1992 la production de cuivre et de cobalt de notre pays ne s'élevait qu’à respectivement 2,5 % et 45 %.
La fin de la décennie 90 avait laissé le secteur minier industriel exsangue, particulièrement caractérisé par la vétusté de l’outil de production, des moyens humains, matériels et financiers insuffisants et un fort recul de l’offre de l’emploi dans le secteur.
Les partenariats conclus par les entreprises publiques du secteur, ainsi que l’Etat, avec des investisseurs susceptibles de contribuer à une relance des activités dans le cadre de joint¬-ventures et de conventions sont apparus pour la plupart fort déséquilibrés, au point que la question d'un possible caractère léonin a été évoquée.

L’artisanat et la petite mine étaient pour leur part caractérisés par des modes d'exploitation anarchique des gisements, sans aucun respect des règles de Part de I’ extraction minérale. Des équipements d'exploitation inadaptés et un manque de contrôle efficient ont largement participé à un écrémage des gisements qui auraient pu être autrement mieux valorises.

La faiblesse de la capacité opérationnelle des institutions chargées de l’administration et de l’encadrement technique du secteur minier a perduré, en dépit de l’apparition d'un nouveau Code Minier en juillet 2002. Ce déficit récurrent a fait le lit de la mai gouvernance, du gel de périmètres miniers, de la corruption ainsi que de plusieurs contentieux.

C'est dans ce contexte que dès 2007 le Gouvernement de la République s'était assigné comme objectifs de :

rééquilibrer les contrats miniers conclus par L’Etat et/ou ses entreprises du secteur minier, sinon les résilier ;

réglementer le secteur artisanal minier ;

relancer (actions : auditer et restructurer) les entreprises publiques du secteur minier, en vue de les rendre plus compétitives et à même de profiter de l’embellie présente des cours mondiaux de nos métaux de base ;

améliorer la gouvernance dans le secteur, notamment par l’instauration d'une traçabilité portant aussi bien sur le flux des substances minérales (de la mine ou du puits d'extraction jusqu'au marché d'exportation) que sur le flux des capitaux qui en résulte ;

assainir le domaine minier concédé de l’Etat ;

élaborer une réglementation spéciale pour l’exploitation des substances radioactives ;

créer un fonds minier pour la pérennisation du secteur et un développement durable.

 
 
Ministère des Mines
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